C'est à l'invitation de Marc PETITJEAN et sur la Commune de CELOUX dont il est Maire que fin avril se sont réunis élus, associations et riverains concernés par
la proximité des éoliennes, pour un débat sur leurs avantages et leurs inconvénients.
CELOUX est en effet une Commune symbolique : première Commune du Cantal à être démarchée par les promoteurs pour édifier sur son site venté de nombreuses éoliennes, elle est de surcroît située au
pied des 26 éoliennes de 120 mètres de haut d'ALLY, à proximité de COREN et des projets de RAGEADE, VIEILLESPESSE et REZENTIERES.
Diverses questions ont été abordées sans tabou :
- la pollution et la réduction des gaz à effet de serre.
- la possibilité pour les éoliennes et les autres énergies renouvelables de se substituer à la production électrique des centrales nucléaires.
- la rentabilité de cette énergie éolienne à moyen terme.
- les dessous du financement de ces investissements.
- les risques pour les paysages et l'économie cantalienne.
Les nombreux Maires présents ont été unanimes à expliquer que leurs Communes rurales voient depuis plusieurs années les dotations d'Etat se réduire, ce qui les rend d’autant perméables aux
propositions des promoteurs immobiliers qui leur font miroiter l’augmentation des recettes de taxes professionnelles.
Dans l'arrondissement de SAINT-FLOUR, suite aux 26 éoliennes posées sur ALLY, aux 5 éoliennes de COREN, il est envisagé 7 éoliennes supplémentaires à RAGEADE, 4 à VIEILLESPESSE-REZENTIERES ainsi
que 6 à la CHAPELLE LAURENT.
Certains promoteurs envisagent même de construire des éoliennes dans le Parc des Volcans, sur les crêtes de POLMINHAC, etc...
De nombreux riverains de sont venus exposer les troubles quotidiens qu'ils ressentent : bruit, vibrations, stress divers. L'académie de médecine a d'ailleurs demandé que soit suspendue, à titre
conservatoire, la construction des éoliennes d'une puissance supérieure à 2,5 mégawatts à moins de 1500 mètres des habitations.
Marc PETITJEAN et les élus présents s'inquiètent de la détérioration du patrimoine et des espaces qui constituent la "matière première" du Cantal.
Marc PETITJEAN l'affirme : avec un éolien multiplié par 10 dans les prochaines années, l’impact négatif ne sera pas seulement au niveau touristique et de l'art de vivre mais aussi sur la perte
d'authenticité de l'image globale de notre Cantal.
Le revenu des Communes rurales doit être apporté par la solidarité nationale et non par des montages financiers de promoteurs éoliens qui disparaîtront à moyen terme pour laisser le Cantal encore
plus pauvre et esseulé.
Pour Mr SALAT, le Maire de VILLEDIEU, la production d'électricité par les éoliennes est surtout l’occasion de céder de
grands avantages financiers à des sociétés privées pour produire de l'électricité déficitaire avec l'argent des usagers. EDF est obligé durant 15 ans de racheter cette électricité éolienne à un
prix artificiel, garanti, fixé par l'Etat, près de 3 fois plus élevé que le coût de l'électricité produite par EDF dans une centrale. Ce surcoût est payé par chaque consommateur français sur sa
facture. L’électricité doit rester un service public !
Mr COUVRET, Maire de SAINT-PONCY, Président de la Communauté de Commune de MASSIAC, nuancé sur la question, souhaite que soient préservés les paysages cantaliens, et propose à cette fin
l'établissement d'un zonage du développement de l'éolien (ZDE), une taxe professionnelle unifiée et le partage des rémunérations entre communes riveraines pour favoriser le développement d'un
éolien raisonnable.
L'éolien profite aussi, bien sûr, aux propriétaires fonciers qui reçoivent une éolienne sur leur sol (entre 2.000 et 5.000 € /an et par éolienne) ainsi qu'aux communes à court terme...
De nombreuses associations sont intervenues dans ce débat : Vent des Volcans (Mr CHAZAL Jean-Yves, Mr DEBARREAU, Mr JALENQUES) de même que
l'association Autant en emporte le vent (Mr BRESSON et Mme VAUCHE) ainsi que l'association Vent de FAGEOLLE par la voix de Mr CHALIER de COREN.
Les élus ont décidé la création d'un comité de vigilance pour veiller à ce que le patrimoine cantalien ne soit pas dévalorisé :
a) à proximité des éoliennes, on commence à constater une baisse considérable de la valeur de l'immobilier.
b) les gîtes ruraux ou chambres d'hôtes à proximité sont affectés.
c) l'attrait de la nouveauté par les visites des curieuses éoliennes n'aura qu'un temps.
d) contrairement à ce qui avait été indiqué, les éoliennes ne créent pas d'emploi durable sur place.
e) il existe une dévalorisation voire une banalisation des magnifiques espaces ruraux cantaliens.
f) à l'expiration du prix garanti et de sa durée de vie (15 ans), la destruction d'une éolienne d'une valeur d'environ 3.000.000 d'euros, s'avère excessivement élevé.
L'Auvergne et le CANTAL possèdent un outil extraordinaire à travers la qualité de leurs paysages et de leur terroir, il est dommage d'hypothéquer cette matière première...
Une vraie politique de lutte contre le gaspillage en énergie permettrait d'éviter la spoliation des plus beaux sites des pays de montagne.
Notre génération doit se préparer à reconstruire une société qui n’oublie pas « l’être » face à « l’avoir ».
La société de consommation atteint ses limites, le XXIème siècle se dirige vers un désir de qualité de vie, un partage du travail et des richesses.
Nous sommes aujourd’hui à la frontière de ces deux mondes qui s’affrontent.
Le Cantal et le monde rural ont un rôle essentiel à jouer dans le dessein de cette nouvelle société que nous devons préparer : la qualité de vie, le sens du naturel, les moyens de circulations modernes (ferroviaire, TGV, routier, etc…) mais aussi intellectuels (informatique, Internet, télétravail...) doivent permettre de communiquer et de vivre avec bonheur sa ruralité.
Le monde urbain, sa concentration, sa délinquance, ses problèmes sanitaires et écologiques représentent un coût social qui exige, là aussi, une redéfinition de la répartition des hommes sur le territoire.
Sarkozy et Marleix veulent revenir sur la volonté du peuple.
Je suis d’accord avec Jean Pierre CHEVENEMENT pour exiger une modification profonde de la politique européenne en direction des services publics : nous demanderons une directive « service public » permettant sans équivoque de préserver nos services publics, garants de l’égalité d’accès des citoyens aux services de base.
L’Europe ne doit plus faire disparaître l’identité de la France et nos particularités par le seul vouloir de simples technocrates non élus.
Marleix, ancien député européen, n’a rien fait contre cela.
Il faut construire une Europe sociale pour limiter la concurrence déloyale et les délocalisations en Europe.
Eviter l’alignement en politique étrangère sur les Etats-Unis d’Amérique voulue par Sarkozy contre l’avis de Chirac, Mitterrand et De Gaulle.
Il faut stopper les lois Sarkozy, répressives pour les jeunes.
Une aide financière ambitieuse en faveur du monde associatif.
Le développement d’une vie sportive et culturelle à la portée de tous.
Soutien par des aides notamment au :
- maintien à domicile ;
- développement de l’aide ménagère.
Le travail est une notion qui appartient à la gauche :
On doit penser d’urgence à coupler, dans la mesure du possible, les revenus d’assistance avec un travail d’utilité publique.
La société, par tous moyens, doit revaloriser le goût du travail et donner une place à l’individu.
Les diverses mesures d’insertion ne doivent pas décourager ceux qui travaillent durement pour une petite rémunération.
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